- La première représentation visuelle de la ville de Tbilissi appartient au voyageur français Jean Chardin. Né à Paris dans une riche famille de marchands, il voyagea à travers la Géorgie dans les années 1670 en route vers la Perse. Il écrivit plus tard un ouvrage remarquable sur son voyage de la mer Noire à Tbilissi. Plus important encore, il réalisa les premières représentations visuelles de la ville à une époque où la photographie n’existait pas, nous donnant ainsi une idée de l’aspect de Tbilissi au XVIIe siècle. Aujourd’hui, une rue de Tbilissi porte son nom — la rue Chardin.
- Le célèbre écrivain français Alexandre Dumas voyagea en Géorgie en 1858–1859. Il entra depuis l’Azerbaïdjan par Lagodekhi, y séjourna environ deux mois, puis quitta le pays par Poti. Il admira profondément la Géorgie et décrivit avec vivacité sa vie culturelle dans son livre Le Caucase, dont une grande partie est consacrée à Tbilissi. Il apprécia particulièrement les bains sulfureux, qu’il fréquenta souvent, ainsi que l’opéra.
- Roustam Raza, proche associé de Napoléon Bonaparte, était originaire de Tbilissi. De plus, le beau-frère de Napoléon, Joachim Murat, était marié à une femme d’origine géorgienne.
- La France fut l’un des rares pays à soutenir militairement la Première République démocratique de Géorgie (1918–1921). Les forces navales françaises bombardèrent même les positions bolcheviques avançant depuis l’Abkhazie.
- Après la chute de la Première République, le gouvernement géorgien s’exila en France et s’installa au domaine géorgien de Leuville-sur-Orge. Leurs tombes s’y trouvent encore aujourd’hui.
- La 5e présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, est née en France et descend d’un ministre du gouvernement de la Première République. Le rêve de sa famille était de revenir en Géorgie.
- Lorsque la Géorgie s’est qualifiée pour la première fois au Championnat d’Europe de l’UEFA, l’équipe nationale était entraînée par le Français Willy Sagnol.
Mukhran Guliashvili


